Une mesure importante pour remédier à l'«engorgement du CVM»
Le canton de Berne est confronté à des défis de taille en matière de Contrôle des véhicules à moteur. Le stock de voitures s’accroît, les véhicules vieillissent en moyenne, ce qui entraîne une augmentation des besoins en matière de contrôle. Parallèlement, les capacités de contrôle existantes atteignent de plus en plus leurs limites. Selon la motion d’Annegret Hebeisen-Christen (UDC), 83 788 véhicules n’avaient pas été contrôlés dans le canton de Berne en avril 2025. À cela s’ajoutent chaque année environ 35 000 véhicules qui doivent subir un Contrôle de suivi après un contrôle officiel, ainsi qu’environ 40 000 véhicules présentant des défauts mineurs. C’est précisément là qu’intervient la procédure de confirmation de réparation, ou PCR.
Dans le cadre de la PCR, des garages agréés et dûment qualifiés peuvent attester de la réparation dans les règles de l’art de certains défauts constatés lors d’un contrôle technique officiel. Dans de tels cas, les propriétaires de véhicules ne sont pas tenus de présenter à nouveau leur véhicule au centre de contrôle. Le Contrôle des véhicules à moteur n’est pas remplacé, mais complété de manière ciblée. La compétence en matière de contrôle reste du ressort du canton, l’allègement concerne le Contrôle de suivi des défauts concernés.
«Chaque trajet supplémentaire évité compte»
Jeudi, le Parlement cantonal bernois a adopté la motion visant à introduire une PCR, déposée par la députée UDC Hebeisen-Christen. Pour l’UPSA, cette décision constitue un pas dans la bonne direction. « La PCR n’est pas un passe-droit pour les garages, mais une procédure réglementée assortie d’exigences claires en matière de compétences techniques, d’assurance qualité et de responsabilité », déclare Tahir Pardhan, responsable Droit & Politique à l’UPSA. « Lorsqu’il est prouvé qu’un défaut a été corrigé, il n’est ni favorable au client ni économe en ressources de renvoyer systématiquement chaque véhicule à l’administration. L’essentiel est que la sécurité routière reste garantie à tout moment. »
Barbara Germann, présidente de la section bernoise de l’UPSA et membre du comité central de l’UPSA, qui est à l’origine de cette requête, salue également cette décision politique. « Nos garagistes assument chaque jour la responsabilité de la sécurité des véhicules circulant sur les routes bernoises. Une PCR bien conçu reconnaît cette compétence professionnelle et apporte une valeur ajoutée concrète aux clients, aux exploitants et aux autorités. » Et d’ajouter : « Dans un grand canton comme Berne, qui compte de nombreuses régions rurales, chaque trajet supplémentaire évité compte. »
La PCR n’est pas une expérience, mais un instrument éprouvé
Pour l’UPSA, il est essentiel qu’une PCR bernois soit conçu de manière pratique, simple et contrôlable. Cela implique des critères d’agrément clairs pour les exploitants, une assurance qualité efficace et un retour d’information simple et, dans la mesure du possible, numérique à l’Office de la circulation routière et de la navigation du canton de Berne. Il faut également des règles claires précisant quels défauts peuvent être confirmés via la PCR et lesquels nécessitent toujours un Contrôle de suivi officiel.
La PCR est déjà utilisé aujourd’hui dans plusieurs cantons. Il ne s’agit donc pas d’une expérience, mais d’un instrument éprouvé de collaboration entre les autorités et le métier de garagiste. Correctement mis en œuvre, il renforce l’efficacité du système, allège la charge de travail des centres de contrôle et apporte une simplification notable pour les propriétaires de véhicules.
La section Berne de l’UPSA suivra de près la suite des travaux dans le canton de Berne et y apportera l’expérience pratique de la branche. L’objectif est de mettre en place une procédure alliant sécurité, efficacité et proximité avec la clientèle.
« En fin de compte, il s’agit d’une question simple », déclare M. Germann. « Comment créer un système qui soit sûr, efficace et proche des gens ? C’est précisément là qu’intervient la PCR. »