Préapprentissage pratique


 
21 novembre 2018 metiersauto.ch - C’est bien plus qu’une bonne idée : l’atelier « Focus technique » montre à des jeunes qui définissent leur avenir professionnel les divers métiers qui font l’objet de formations à Mobilcity, au plus près de la pratique. Impressions.

srh. Quelque 40 jeunes étaient ravis de se trouver dans la grande halle du centre de formation de l’USIC, certains étant accompagnés par leurs parents. Choisir sa future carrière représente un immense défi pour des jeunes de 14 ans, même si le système de formation dual suisse laisse toutes les portes ouvertes pour l’avenir. La chambre économique Bienne – Seeland (CEBS) a mis sur pied l’atelier « Focus technique » car la pénurie de main-d’œuvre qualifiée s’intensifie dans les métiers artisanaux. Les jeunes peuvent faire un préapprentissage dans divers univers professionnels pendant une demi-journée. « L’atelier se trouve à mi-chemin entre une visite à un salon professionnel et un stage de préapprentissage », explique Ursula Grütter-Isenschmid, de la section UPSA Berne, qui a organisé l’atelier avec les associations partenaires, l’USIC et l’ASTAG.

Les apprentis expliquent leur métier
En petits groupes, les experts et les professionnels présentent le profil varié de leurs associations. « Nous, les mécanos, avons huit parcours de formation professionnelle initiale différents », affirme Adrian Zwahlen. « Vous devez aimer la technique, une voiture est un objet high-tech monté sur roues. » Et les yeux se sont écarquillés lorsque le poster « Remplacement de roues » a été dévoilé. « C’était cool », a déclaré Tobias à la fin de l’après-midi.

Entre les premiers pas sur l’ordinateur de diagnostic jusqu’à l’épreuve d’habileté sur un chariot élévateur chez les logisticiens, Tobias et les autres jeunes se sont familiarisés avec une large palette de métiers. Les experts engagés et les apprentis les ont présentés. Ils ont non seulement permis aux jeunes de jeter un œil en coulisse, mais ils leur ont aussi communiqué des impressions authentiques de la vie quotidienne d’un apprenti dans leur propre langage.

Le fait de mettre soi-même la main à la pâte a été particulièrement bien reçu par les jeunes, même si le maniement de la visseuse à choc a été quelque peu hésitant. Les experts et les instructeurs ont également prodigué de précieux conseils : « Le stage de préapprentissage est une opportunité pour vous », a affirmé Adrian Zwahlen. « Saisissez-la et n’oubliez pas que le maître d’apprentissage a lui aussi déployé ses capteurs. L’impression pendant un stage de préapprentissage est au moins aussi importante que le certificat et le test d’aptitude. »

L’ASTAG a accueilli les jeunes avec un nouveau concept. Le métier de technicien d’assainissement a notamment été présenté dans le cadre d’un jeu de rôles. Et les cliquetis de chaînes à l’arrière-plan ont également représenté un élément important de la formation : le concours de montage de chaînes à neige.

Des nouveautés
Les jeunes apprécient manifestement le concept. « L’après-midi a été fascinant », a affirmé Tobias qui souhaite assurément « faire quelque chose sur des voitures ». Cyrill était rayonnant : « J’ai déjà ma place d’apprenti, mais c’était quand même très intéressant. La présentation des logisticiens m’a aussi plu, ce métier aurait été mon deuxième choix. »

Janis avait un apprentissage de mécanicien en maintenance d’automobiles dans le viseur. « J’ai déjà fait deux stages de préapprentissage. » Il découvre maintenant une nouvelle fascination : « J’ai été fasciné par le carrossier-ferblantier. Je n’y avais jamais pensé. Peut-être que je ferai encore un stage de préapprentissage dans ce domaine. » Il a été accompagné par sa maman Doris qui a écouté avec intérêt et qui a pris des photos avec son smartphone de temps à autre. « C’était très varié, je ne m’y attendais pas du tout », a résumé Doris Schmutz.
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