Les garagistes demandent un développement rapide de l’infrastructure routière

12 juin 2019 agvs-upsa.ch – Au cours de ces vingt prochaines années, le trafic individuel motorisé va poursuivre sa forte progression, indépendamment de l’évolution des formes de mobilité et des nouvelles technologies d’entraînement. Sur cette toile de fond, l’Union professionnelle suisse de l’automobile (UPSA) demande une élimination rapide des goulets d'étranglement sur le réseau des routes nationales.

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Les prévisions de la Confédération laissent peu de marge de manœuvre pour les interprétations: d’ici à 2040, le trafic individuel motorisé devrait augmenter de 18 % et le trafic routier de marchandises devrait même progresser de 33 %. «Nous parlons ici de l’augmentation au cours de ces vingt prochaines années. C’est en fait déjà demain, vu les longs horizons des projets de construction routière», a constaté le Président central de l’UPSA, Urs Wernli, lors de la 42e assemblée des délégués de l’association des garagistes suisses organisée à Unterägeri ZG : «Les usagers de la route seront ainsi encore plus souvent bloqués dans des embouteillages.» Le dommage économique est très important. Aujourd'hui déjà, les coûts liés aux embouteillages sont de l’ordre de 1.9 milliard de francs. Urs Wernli a demandé la mise en œuvre du «développement des infrastructures routières requis de tout urgence» et l’élimination des goulets d’étranglement.

Les technologies d’entraînement changent tout comme les formes de mobilité. Ce qui perdure c’est que la voiture reste le moyen de transport le plus apprécié des Suisses. Ce sont de bonnes perspectives pour les près de 4000 garagistes de l’UPSA. Leur rôle va changer mais on aura toujours besoin d’eux à l’avenir pour garantir le bon fonctionnement et la sécurité d’une mobilité interconnectée avec leur compétence et la qualité de leur service.

«Prêts pour les technologies existantes et celles à venir»
Les garagistes suisses et leurs collaborateurs sont l’interface entre le client et l’offre de mobilité. Pour maintenir le haut niveau de qualité reconnu des prestations, l’UPSA investit depuis toujours dans la formation professionnelle. Actuellement près de 9000 des 39 000 collaborateurs des entreprises de l’UPSA suivent une formation ou une formation continue. «Nous veillons à ce que nos membres soient prêts pour les technologies existantes et celles à venir», explique Urs Wernli qui fait aussi le lien avec la discussion actuelle sur les émissions de CO2. «Nous examinons aussi des mesures contribuant à améliorer l’efficience énergétique du parc automobile existant et à réduire la consommation.» Concernant l’encouragement de l’électromobilité, Urs Wernli a plaidé pour l’ouverture vis-à-vis d’autres alternatives judicieuses comme l’hydrogène ou le GNC (gaz naturel / biogaz) qui réduisent également significativement les émissions de CO2.

2018 a été une année solide pour la branche suisse de l’automobile ce qu’attestent les effectifs stables des membres de l’UPSA. Selon Urs Wernli, le début de l’année 2019 a lui aussi été satisfaisant : «L’attrait de l’automobile perdurera. Elle reste notamment imbattable sur le plan pratique. Quelle que soit sa technologie d'entraînement, qu’elle soit partiellement ou entièrement autonome comme ce sera bientôt le cas, la voiture est comme un deuxième salon, comme une oasis de bien-être.»

À Unterägeri, les près de 100 délégués de l’UPSA ont élu à l’unanimité Barbara Germann (section UPSA de l’Oberland bernois) comme nouveau membre du Comité central. Barbara Germann vit à Steffisburg. Elle est mariée et mère de deux enfants. Elle est très engagée au sein du service Formation professionnelle de l’UPSA.
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